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Le bouillon réparateur en Ayurveda

2/17/2026

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Quand le « bone broth » devient végétal sans perdre son âme

Depuis quelques années, le bone broth est devenu une icône de la nutrition fonctionnelle. On lui prête des vertus presque mythiques : réparation intestinale, soutien articulaire, beauté de la peau, régénération tissulaire.
Dans son principe, ce n’est pas une nouveauté.

Toutes les traditions médicales anciennes, de l’Ayurveda aux médecines paysannes européennes, utilisent depuis toujours des préparations longues, aqueuses et minéralisantes pour restaurer un organisme affaibli.

Mais une question revient souvent : Peut-on obtenir un effet comparable avec un bouillon végétal ?
Oui. Mais à une condition essentielle : changer de logique.

Le bone broth : ce qu’il apporte réellement
Un bouillon d’os classique contient principalement :
✔ Des acides aminés (glycine, proline…)
✔ Des minéraux issus des tissus animaux
✔ Des composés issus du collagène et de la gélatine

Sa réputation vient surtout de sa capacité à soutenir les tissus conjonctifs et les muqueuses.

En langage ayurvédique, on pourrait dire qu’il nourrit :
  • Rasa dhātu (liquides et hydratation tissulaire)
  • Rakta dhātu (qualité nutritive et circulatoire)
  • Ojas (résilience, stabilité)

​Mais le collagène lui-même n’est pas la seule explication.

L’effet réparateur tient aussi à des facteurs souvent oubliés :
✔ Chaleur prolongée
✔ Extraction minérale lente
✔ Digestibilité élevée
✔ Effet apaisant sur le système nerveux

Le mythe du « collagène végétal »
Biochimiquement, le collagène n’existe pas dans le règne végétal.
Aucune plante ne contient de collagène.

En revanche, certaines stratégies végétales peuvent :
✔ Fournir des précurseurs utiles
✔ Soutenir la synthèse interne du collagène
✔ Protéger et hydrater les muqueuses
✔ Favoriser la régénération des tissus

Autrement dit, nous ne copions pas la molécule.
Nous reproduisons la fonction physiologique et tissulaire.
C’est une nuance majeure.

L’équivalence ayurvédique du bouillon réparateur végétal
Un bouillon végétal bien conçu peut agir comme un véritable tonique digestif et tissulaire, à condition de respecter quelques principes fondamentaux :
  •  Simplicité
  • Chaleur
  • Bonne digestibilité
  • Adaptation constitutionnelle
​
En Ayurveda, ce type de préparation vise avant tout :
✔ La qualité d’agni (le feu digestif)
✔ La protection de rasa dhātu
✔ La prévention d’ama (résidus mal métabolisés)
Bouillon réparateur VĀTA
​Ce bouillon est conçu pour les terrains marqués par :
✔ sécheresse digestive
✔ ballonnements
✔ irrégularité d’appétit
✔ nervosité intestinale
✔ fatigue après repas
✔ convalescence / épuisement
Il possède une signature chaude, douce, légèrement nourrissante et profondément apaisante pour le système nerveux digestif.

 Ingrédients (pour environ 1,5 à 2 litres)
  • Eau filtrée → 2 litres

 Légumes de base (structure & douceur)
  • Carottes → 200 g  (légume central pour vāta)
  • Patate douce → 150 g
  • Courgette → 150 g
  • Oignon jaune → 80 g (longuement cuit)
-->  Coupe grossière. Pas besoin de précision esthétique, nous cherchons l’extraction.

Plantes de soutien tissulaire
  • Racine de guimauve (Althaea officinalis) → 10 g 
  • Feuilles d’ortie → 5 g
  • Prêle → 1 à 2 g maximum ⚠ (toujours faible dose)
La guimauve est la clé majeure de l’effet « réparateur ».

 Épices digestives Vāta-compatibles
  • Graines de cumin → 1 c. à café rase (~2 g) 
  • Graines de fenouil → 1 c. à café rase (~2 g) 
  • Graines de coriandre → 1/2 c. à café (~1 g)
  • Gingembre sec ou frais → 0,5 à 1 g (très modéré)
Ces épices empêchent la nature mucilagineuse de devenir lourde.

Minéralité & ancrage
  • Sel de bonne qualité → 1 à 2 pincées seulement
Vāta bénéficie du goût salé, mais l’excès perturbe les liquides.

Ajustement lipidique (essentiel mais discret)En fin de cuisson :
  • Huile de sésame douce OU coco douce → 1 à 2 c. à café
Objectif → snehana subtil, jamais bouillon gras.

 Méthode de préparation (très importante)
1️⃣ Mise en décoction douce
Placer dans l’eau froide : légumes, guimauve, ortie, prêle, épices
Amener lentement à frémissement.
Jamais d’ébullition agressive.

2️⃣ Cuisson lente
Laisser frémir à couvert : 45 à 60 minutes minimum
Le temps transforme complètement la digestibilité.

3️⃣ Filtration rigoureuse
On ne consomme que le liquide dans un usage thérapeutique digestif.

4️⃣ Ajustement final
Ajouter : huile  et éventuellement coriandre fraîche / persil très fin
Toujours hors cuisson.

Mode de consommation recommandé
  • 1 tasse chaude
  • Lentement
  • Idéalement entre les repas OU en début de repas

Pour effet réparateur : cure courte de 3 à 7 jours

Bouillon réparateur PITTA

Ce bouillon est adapté aux terrains présentant :
✔ reflux / hyperacidité
✔ sensations de brûlure digestive
✔ inflammation intestinale
✔ irritabilité après repas
✔ chaleur interne excessive
✔ peau inflammatoire associée
Sa signature énergétique est douce, hydratante, calmante et légèrement rafraîchissante.

 Ingrédients (pour environ 1,5 à 2 litres)
  • Eau filtrée → 2 litres

 Légumes de base (refroidissants & pitta-pacifiants)
  • Fenouil frais → 200 g  (légume majeur pour pitta)
  • Courgette → 180 g 
  • Céleri branche → 80 g
  • Petite carotte → 70 g (adoucir sans excès sucré)
-->  Coupe grossière, extraction prioritaire.

 Plantes de soutien muqueux & thermique
  • Guimauve → 8 à 10 g 
  • Pétales de rose (séchés ou frais) → 2 à 3 g 
  • Coriandre fraîche (fin de cuisson) → petite poignée
La rose est une merveille en terrain pitta :
rafraîchissante, apaisante, anti-irritative.

 Épices digestives adaptées à pitta
  • Graines de coriandre → 1 c. à café (~2 g) 
  • Graines de fenouil → 1/2 c. à café (~1 g) 
  • Cardamome verte → 1 à 2 gousses légèrement écrasées
  • Curcuma → 0,5 à 1 g seulement
Objectif → soutenir agni sans chauffer.

 Sel
  • 1 petite pincée uniquement 

Ajustement lipidique (facultatif et léger)
  • Huile de coco douce → 1 c. à café

Méthode de préparation
1️⃣ Décoction douce
Placer dans eau froide : légumes, guimauve,  épices, rose (si séchée)
Montée en température progressive.
Jamais de cuisson violente.

2️⃣ Cuisson lente
Frémissement doux : 35 à 45 minutes
Un excès de cuisson concentre et peut devenir trop chauffant.

3️⃣ Filtration
Usage thérapeutique → privilégier le liquide clair.

4️⃣ Ajustement final (crucial pour pitta)
Ajouter hors cuisson : coriandre fraîche, filet de citron très léger (facultatif)

Mode de consommation recommandé
  • Toujours tiède ou chaud léger
  • Jamais froid 
  • Petites quantités répétées
--> idéalement entre les repas ou en début de repas
Bouillon réparateur KAPHA
Ce bouillon est particulièrement indiqué dans les terrains présentant :
✔ lourdeur digestive
✔ sensation d’estomac plein prolongée
✔ langue chargée / ama
✔ congestion / mucus
✔ fatigue kapha typique
✔ métabolisme lent
Signature recherchée → chaude, légère, stimulante et clarifiante.

 Ingrédients (pour environ 1,5 à 2 litres)
  • Eau filtrée → 2 litres

 Légumes de base (légers & mobiles)
  • Céleri branche → 180 g 
  • Poireau → 120 g 
  • Chou vert ou feuilles légères → 100 g
  • Oignon → 80 g (excellent pour kapha)
-->  Légumes volontairement peu sucrés et non lourds.

Plantes de soutien circulatoire & métabolique
  • Ortie → 5 à 7 g 
  • Prêle → 2 à 3 g  (très cohérente pour kapha)
  • Laurier → 1 feuille 
  • Thym → 1 petite pincée 
Ces plantes renforcent l’effet drainant et mobile.

Épices majeures (axe thérapeutique central) 
  • Gingembre sec ou frais → 3 à 5 g 
  • Poivre noir → 1/2 c. à café (~1 g) 
  • Curcuma → 1 à 2 g 
  • Cumin → 1 c. à café (~2 g) 
Ici, les épices sont le moteur du bouillon.

Sel
  • Facultatif ou micro-pincée seulement 

Corps gras -->  Généralement inutile pour kapha
Si utilisé → quelques gouttes seulement

Méthode de préparation
1️⃣ Décoction stimulante
Placer dans eau froide : légumes, plantes, épices
Montée en température progressive.

2️⃣ Cuisson active
Frémissement soutenu mais non violent : 45 à 60 minutes
Kapha tolère mieux une extraction plus longue et plus intense.

3️⃣ Filtration
Bouillon clair et léger recherché.

4️⃣ Ajustement final
Ajouter hors cuisson (optionnel) : persil frais, coriandre fraîche, filet de citron léger
Accentue l’effet stimulant & circulatoire.

Mode de consommation recommandé
  • Toujours chaud 
  • Idéalement avant ou entre les repas​
Conclusion
Le bouillon n’est pas une recette, c’est une intention physiologique
Dans l’univers moderne de la nutrition, le bouillon est souvent présenté comme un simple aliment fonctionnel, une mode passagère ou un « super-remède » universel.

L’Ayurveda propose une lecture radicalement différente.
Un bouillon n’est jamais neutre.
Il possède une direction, une température, une dynamique, une action subtile sur l’organisme.

Selon sa construction, il peut :
✔ réchauffer ou apaiser
✔ hydrater ou assécher
✔ alourdir ou alléger
✔ stabiliser ou disperser

Autrement dit, ce n’est pas le bouillon qui soigne, mais l’adéquation entre sa nature et le terrain de la personne.

Un même liquide chaud peut :
  • Apaiser un vāta agité.
  • Calmer un pitta enflammé.
  • Réveiller un kapha engourdi.

Ou produire exactement l’effet inverse s’il est mal adapté.
C’est là toute la finesse de la diététique ayurvédique :
nous ne cherchons pas des aliments « bons » ou « mauvais », mais des relations intelligentes entre qualités et besoins physiologiques.

Le bouillon réparateur végétal illustre parfaitement cette logique.
Il ne tente pas d’imiter chimiquement un bouillon d’os.
Il reproduit une fonction plus fondamentale :
  • Soutenir agni
  • Protéger rasa dhātu
  • Favoriser la régénération tissulaire
  • Restaurer une digestion stable et tolérante
Dans sa simplicité apparente, il devient un véritable outil thérapeutique.

Peut-être est-ce cela, au fond, la véritable médecine alimentaire :
Non pas ajouter des ingrédients spectaculaires, mais comprendre ce dont le corps a réellement besoin à un moment donné.
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EsSence du Soi : Anima de la Nature

8/29/2016

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J’ai eu la chance sublime de pouvoir m’immerger dans la nature sauvage avec d’autres femmes pendant 5 jours. Instants magiques à la fois marqués et perdus dans le temps. Comme les choses sacrés, je veux garder secret leurs histoires, leurs contenus, pour les préserver et les vivifier en mon cœur. Mais leur essence, elle, doit être transmise. J’ai donc envie de partager une réflexion sur cela.

Beaucoup de questionnements du très pratique au plus subtile, seule et ensemble, sur ce mode de vie et ce que cela a fait ressurgir en nous :
  • Comment vivre à l’état nature, sans eau courante, sans électricité ?
  • Comment vivre simplement en accord avec la nature, son mouvement, ses habitants ?
  • De quoi ai-je / a-t-on vraiment besoin pour vivre ?
  • De quoi ai-je / a-t-on envie ?
  • Qu’est ce qui importe ou est Essentiel ? Qui donne du sens à la vie ?
  • Comment préserver la Nature, son eau, ses forêts, ses plantes, ses animaux, ses insectes … toutes ses ressources ?
  • Comment la régénérer ? La remercier pour ce qu’elle nous donne au quotidien ?
  • Comment être naturel ? Sans artifice, sans façade ?
  • Comment se reconnecter aux éléments de la Nature ? A la terre, au feu, au vent, à l’eau et à l’éther
  • Pourquoi ressent-t-on si profondément ce besoin de contact avec Elle, de retour aux sources ?
  • Comment l’appliquer dans nos vies, de retour dans la Ville ?
  • Comment gérer le poids des téléphones, smartphones, tablettes … si nécessaires maintenant qui nous aliènent. Leur absence nous régénère tellement simplement par le fait d’être présent, sans multiplier les tâches et les attentions.
  • Comment ramener des moments de simplicité et de vérité dans le quotidien ? …

Beaucoup d’écoute, d’échanges et de discussions autour de cela. Il n’y a jamais une solution unique, mais une réflexion générale ensemble et en chacun(e) qui nous permet de faire nos propres choix et engagements.
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Pour ma part, je suis consciente du poids des technologies à la fois alliées et ennemies dans ma vie, mes activité. J’essaie de trouver un équilibre. Donner un temps aux choses, arrêter de multitasker sans arrêt. Ce bref retour aux sources m’a tant régénérer ! Comment ne pas être SenSible à cela ? Je me rends compte que ces retraites en Nature sont précieuses et nécessaires pour moi.
Qu’elles me donnent la valeur des choses.
Qu’elles me rallient à la Terre.
Qu’elles me remplissent d'une joie profonde, vraie, unique.
Que pour moi, il n’y a pas de plus beau réveil que le chant des chouettes avant l’aurore pour me donner l’envie d’aller marcher dehors dans le silence nocturne de la forêt avant de commencer ma pratique de yoga.
Que se laver seulement avec une petite bassine d’eau me rappelle la valeur de l’eau et m’en fait que savourer plus son contact sur ma peau.
Que cuisiner dehors à la lueur des bougies dans un chaudron me connecte directement à la Terre et exhalent chez moi des arômes uniques.
Que prendre le temps d’écouter qui / quoi que ce soit, un arbre ou une amie, me fait grandir profondément.
Que rien n’est meilleur que d’expérimenter mes sens à l’état brut.


En Yoga, on parle du Pratyahara, le retrait des sens, comme une étape importante de la méditation. En Ayurveda, on parle aussi de la mauvaise utilisation des sens comme origine de nombreuses pathologies «  Astamya Indriya Artha Samyoga » : de part une surutilisation (comme la vue toujours sur le qui-vive avec les lumières, néons), une sous-utilisation (comme le toucher si peu utilisé de nos jours à part dans les échanges intimes) et une utilisation non appropriée (comme écouter des sons très aigus ou graves).

Ma réflexion personnelle m’a fait prendre conscience que pour pouvoir « contrôler ses sens », il faut déjà les connaitre. La nature permet cela ^par la reconnexion avec les éléments. Mais cela peut aussi être fait dans notre vie quotidienne par l’écoute des sensations, sans jugements. Expérimenter ses sensations, qui font fleurir des émotions et des éclats de joie simple.
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Ode O Sens
Petite poésie pour se rappeler

Sentir le souffle, les sons,
Sous les murmures
Du Soi profond.
Gouter les sens
Comme on croque dans une pomme.
Ruissèlements de l’eau sur le corps,
Bruits de cailloux qu’on frotte, qu’on tape,
Pour peindre des corps nus,
Offrants & offerts à la Nature.
Moments intimes de Vraie, de Juste.
Juste être là en fait.
Des Jeux à corps ouverts,
Sans corps couverts.
Besoin de couverts ?
Manger avec les mains,
Le riz qui colle aux doigts,
Les doigts dans la bouche,
Lécher, Saliver, Déguster.
Simplicité, simplicité, simplicité,
Simple & Cité ?
Comment être simple dans la cité ?
Comment cultive sa « simplicitude » dans ce monde sans citation ?
Retrouver les sens, le sens, le soi.
Revenir à soi.
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Boules "Abricoco"

3/20/2016

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Il y a quelques jours, Majda et moi avons organisé un Thé Gourmand & Découverte des 6 Goûts selon l’Ayurveda. Un événement pour faire découvrir notre cuisine végétarienne et saine, ainsi que l’approche ayurvédique de la nutrition. Le principe est le suivant : faire identifier par les participants les différents goûts que distingue l’Ayurvéda - sucré, salé, aigre / acide, piquant, amer, astringent – à travers une dégustation de mets spécialement conçus pour l’occasion. C’est dire si l’occasion était belle pour nous de laisser s’exprimer notre créativité !
 
Pour illustrer le goût sucré, nous avons choisi de créer ces petites boules d’énergie – energy balls – à base d’abricots secs et de poudre de coco. Cette petite gourmandise est l’encas idéal pour se donner un coup de boost au cours d’une journée bien remplie. L’abricot apporte un goût sucré particulièrement doux et une rondeur en bouche qu’on ne retrouve pas habituellement dans ce type d’encas, qui sont le plus souvent réalisés à base des dattes ou de raisins secs.
Le mariage avec la coco est, de notre point de vue – et de celui des participants ! – une vraie réussite.
 
Si vous n’êtes pas encore convaincus, la simplicité de la recette – pas de cuisson - et le nombre limité d’ingrédients devraient vous aider à vous lancer J
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Boules abricoco
Pour une vingtaine de boules

165 g d’abricots secs
125 g d’amandes émondées
 80 g de coco en poudre + 20 g pour l’enrobage
½ cuillère à café de cannelle en poudre
1 cuillère à soupe d’huile de coco (optionnel)

Au robot culinaire, broyer d’abord les amandes pour obtenir une poudre. Ajouter tous les autres ingrédients. Mixer.
L’adjonction d’huile de coco dépend de vos préférences et de l’aspect de la pâte obtenue. Si votre pâte semble déjà souple et facile à travailler, l’huile de coco n’est alors pas indispensable. Même si l’huile donnera un résultat encore plus gourmand J
 
Former des boules à votre convenance. Rouler les boules dans la poudre de coco. Réserver au frais jusqu’au moment de servir.
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Qu'en dit l'Ayurveda?

Le goût sucré est lié à certaines fonctions dans notre organisme : il développe et régénère les tissus, il augmente les fluides corporels, le sang, les muscles, la graisses, les tissus osseux et nerveux. Il donne de la force et de l’énergie, stimule l’immunité, la croissance et la reproduction. En Ayurveda, on dit aussi que le gout sucré est émotionnellement lié à l’amour et au réconfort. Il est intéressant de faire un parallèle avec notre société actuelle où une grande partie de la population est accro aux sucres. Pourquoi en a-t-on autant besoin ? Pour nous donner de l’énergie, pour faire face à toutes les contraintes et activités de nos vies bien remplies ? Pour nous apporter du réconfort, une petite échappatoire dans notre routine stressante ? Ou bien pour combler un manque d’amour ?
La société actuelle a mis beaucoup de barrières et d’espace entre les gens et dans les relations, même au sein des familles. En dépit du fait que nous vivons entourés de gens, beaucoup de personnes se sentent profondément seules, ressentent un manque d’amour de la part des autres mais aussi envers elles-mêmes. Je pense que c’est une des raisons majeures de cette addiction aux sucres. Notre activité cérébrale en a certes besoin, mais en quantité normale, compte tenu du fait que la majorité des gens n’ont pas une activité physique requérant vraiment un apport important.  Comment alors gérer ses envies de sucres pour se donner un peu d’amour de façon équilibrée ?
Il existe divers moyens pour travailler sur la faim émotionnelle et sur la reconnaissance de la vraie faim. Ici nous avons simplement voulu créer un snack sain, à la fois énergisant et réconfortant, qui puisse nous servir à la fois de petit-déjeuner, de collations après le sport pour nous redonner de l’énergie, de goûter (pour les grands et petits)… Bref une petite boule pour notre quotidien !
Cette abricoco allie donc des ingrédients simples et digestes pour nous donner ce coup d’énergie tout en restant facilement assimilable par notre organisme.
  • Les abricots secs sont sucrés en goût, chauffants et anaboliques. Ils diminuent Kapha, Vata (en quantité raisonnable du fait de leur qualité sèche) et peuvent augmenter Pitta si trop acide. Un moyen de les rendre plus digeste pour Vata est de les faire tremper pendant quelques heures avant de les utiliser. Leur forte teneur en fibres en fait un laxatif moyen. Ils sont aussi très nutritifs.
  • La noix de coco rappée est sucrée, refroidissante sur le métabolisme et anabolique. Elle diminue Vata et Pitta mais a tendance à augmenter Kapha. Elle a de nombreux bienfait sur notre organisme : tonique pour le sang, le foie, le cerveau, anti-inflammatoire, antiacide, et énergisante.
  • La poudre d’amande faite à partir d’amandes blanchies est sucrée, refroidissante et anabolique. Elle diminue aussi Vata et Pitta et, comme tous les oléagineux, augmente Kapha lorsqu’elle est consommée en grande quantité. Elle est nourrissante, laxative, tonique pour les muscles, le cerveau, le sang, la peau, elle comble notre appétit et nous donne de l’énergie. Sa richesse en protéines en fait un aliment de choix pour les végétariens (en modération bien sûr). Les vegans l’aiment pour sa richesse en calcium et magnésium qui relaxe les muscles, nourrit les os et aide à gérer les problèmes d’anémie. Enfin, les amandes sont riches en acides gras et en Vitamine E qui aide à calmer notre système nerveux et donc à nous relaxer et déstresser.
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Jeu de reconnaissance des goûts lors de notre tea time :)
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